Paillage papier maraîchage bio - Pronatura - Organic Alliance

La réduction du plastique dans les champs

Chez Organic Alliance, la réduction du plastique c'est aussi dans les champs.

Afin d’éviter la concurrence avec l’herbe sur certaines cultures sensibles comme les laitues, les maraichers bio ont habituellement recours à un paillage en plastique. Notre société Pronatura a mis en place des tests avec certains producteurs de l'association Méditerrabio pour voir si ce paillage en plastique pourrait être remplacé par un paillage en papier : un sacré défi à relever !

Paillage Papier CulturePaillage Bio Maraichage

Notre équipe chargée de la mise en place de cet essai nous en dit plus :

« Cet essai est mené à Barbentane, dans les Bouches du Rhône, à la SCOP Des Pieds et des Mains, qui regroupe 6 associés. Ils produisent une grande diversité de légumes sur 5ha dont 1ha de serres. Ils ont déjà beaucoup réduit l’usage des plastiques en désherbant mécaniquement les cultures de plein champ. Sous les serres, l’herbe poussant plus vite et les salades étant plus fragiles, ils utilisent jusque-là des plastiques. Soucieux de limiter au maximum l’impact négatif qu’ils pourraient avoir sur l’environnement, ils ont été très réceptifs quand on leur a parlé de notre souhait de faire des essais avec d’autres matériaux que le plastique. Ainsi cet automne, 1000 laitues (feuilles de chêne et batavia blondes) ont été plantées sur du papier plutôt que du plastique. L’objectif est de voir comment celui-ci se comporte. Il doit relever le double défi d’être assez résistant pour empêcher l’herbe de pousser, au moins le temps que les salades soient assez développées, et ensuite de bien s’incorporer au sol une fois la culture terminée. Le tout sans favoriser de problèmes sanitaires (limaces, champignons). Parallèlement à ces contraintes techniques, il faut aussi prendre en compte l’aspect financier de ce paillage en papier qui coûte environ 4 fois plus cher qu’un paillage en plastique.

Au printemps, un essai sera mené avec un revêtement du sol à base de fibres de chanvre, sur une culture de courgettes.

C’est en travaillant main dans la main avec nos producteurs que nous pouvons réduire notre impact environnemental global et atteindre les engagements fixés dans le cadre de notre plan AOA 2025.

A suivre ! »

Eléonore Bouvier et Remy Foissey